Or en fait de communication et d'information, on a vu ce matin un Merz emprunté flanqué d'une ministre des affaires étrangères faisant la tête nous "annoncer" comme admirable mesure concrète que le "Conseil fédéral était fâché" et qu'il s'agissait donc de le faire savoir.
Quant aux médias institutionnels, ils se sont contentés de commenter la nouvelle vaisselle du Conseil fédéral sortie de l'imagination débordante de l'ECAL et de son inénarrable et sémillant directeur, vaisselle dorée sur tranche dont Couchepin voudrait affubler les représentations diplomatiques suisses....
Quelle formidable information utile et quelle formidable vista politique: c'est vrai que le sort de la vaisselle des diplomates est bien plus important que la vie de ressortissants suisses otages en Libye.
Mais de qui se fiche-t-on dans la Berne fédérale. De quel bois mous sont donc faits les diplomates suisses spécialistes des petits airs par beau temps, ces besogneux paperassiers juste bons à ne pas résoudre les problèmes, puisque la Suisse n'en a jamais. Mais que fait donc encore en place un ministre qui plus est président de la Confédération qui a perdu tout crédit sur tout sujet qu'il puisse aborder et surtout toute légitimité. Que font donc officiellement les membres du PLR qui entre deux couloirs réclament sans courage et inofficiellement le départ immédiat de Merz … mais n'osent pas le dire clairement.
L'amateurisme en cette matière et d'ailleurs dans beaucoup d'autres a assez duré. Il ne suffit pas d'être là au bon moment pour faire un vrai conseiller fédéral : il faut encore avoir un peu de talent. Or on a beau chercher parmi ses membres actuels, mais ceux qui possédaient encore un certain crédit populaire le perdent au fur et à mesure que rien ne se passe en Suisse dans l'affaire libyenne. MCR est d'avis que tout est un problème libyen.
On ne partage pas du tout son avis, mais alors que la Suisse fasse au moins en sorte que ce problème soit résolu, sauf à devenir une sorte de pays fossile et sans âme sur le plan international, juste bon à accueillir quelques diplomates onusiens fainéants et dans une Genève devenue figée et symbole de l'immobilisme.
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De ce fait, je ne m'étonne pas des les voir tourner en rond dans cette affaire.
Loin ! Oust! Haus Merz est sa copine qui est de "mèche" avec les autres.