Mais ce n'est évidemment pas la seule, même si son action et ses frasques américaines dépassent de très loin le standard du financier cynique. Face à la déroute créée dans l'économie par ces acteurs, des partis bourgeois, l'UDC et le PLR en tête qui n'ont qu'une obsession de mollahs au sujet de l'endettement. Leur seul credo même en temps de crise: le frein à l'endettement, coûte que coûte, pourvu qu'on ait l'ivresse de la coupe budgétaire. Bizarrement, les partis en question représentent officiellement ceux par qui le scandale est arrivé, à savoir ceux qui ont dilapidé l'argent public ... pour des mobiles privés. Chaque jour connaît en Suisse son lot de licenciements, même parfois dans de très vénérables et anciennes industries, restées à la pointe du progrès, mais qui, par exemple comme aux Usines Métallurgiques de Vallorbe, prennent la crise mondiale en pleine face du fait de leur taux d'exportation frisant les 95 % et sont obligées de renvoyer certains ouvriers spécialisés qui ont plus de 40 ans de maison. 36 au mois de janvier et 16 il y a une semaine, sur un total de moins de 300.Ces dégâts irréparables sont à mettre au compte des fautifs. Et pour les faire vraiment payer, il ne faut pas attendre qu’ils refassent des bénéfices taxables (vive le report de pertes fiscales) mais les assujettir immédiatement à un impôt de défense de l'intérêt national économique. Un impôt assis sur leur taux de pollution économique, un peu à l'image des certificats CO2. L'assiette de cet impôt, dont l'affectation devrait être exclusivement la reconstruction économique au sens large vue sous l'angle du travailleur, serait le taux de pollution économique calculé en fonction du montant des dégâts causés, multipliés par un facteur 2 à 5. Evidemment, les partis bourgeois n'oseraient même pas imaginer un tel système, car il ferait payer les responsables. Mais ce qui est plus grave c'est qu'un parti de centre gauche mou comme le PS et ses thuriféraires restent de marbre face à la situation économique réelle. Comme si une épuration des mauvaises branches n'était finalement pas si dramatique que ça à leur yeux... une Realpolitik pas très en ligne avec un idéal mais nettement plus conforme à des intérêts partisans. Dommage.
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