« L'utopie n'est pas ce qui est irréalisable, mais ce qui n'est pas encore réalisé. » [Théodore Monod]

Tristes oublis

11.11.2009
de: Kalvin Whiteoak dans: Actualités

Faire partie de ceux qui tentent d'écrire dans un français correct semble à beaucoup ringard. Essayer de le parler correctement, c'est tout de même une langue maternelle, semble également politiquement incorrect ...

Faire partie de ceux qui tentent d'écrire dans un français correct semble à beaucoup ringard. Essayer de le parler correctement, c'est tout de même une langue maternelle, semble également politiquement incorrect, tant il est d'usage dans les médias institutionnels de considérer que les "avancées" d'une langue justifient toutes les libertés qu'on pourrait prendre avec elle.

Libertés, licences, subtilités voulues ou oublis doublés de méconnaissance ? On préfèrera imaginer que le deuxième terme de l'alternative est le bon. L'école, par souci du respect des modes pédagogiques, n'attachant plus depuis des lustres d'importance à la langue, mais portant son effort sur l'acquisition par le ressenti et le vécu, il n'est pas étonnant que le français soit aussi massacré que ça. Or la maîtrise d'une langue maternelle reste le principal vecteur qui conduit au savoir, même mathématique.

Une mauvaise habitude est née dans les journuax du groupe Edipresse et dans d'autres quotidiens: celle qui consiste à coller directement après une phrase et sans espace les points d'interrogation ou d'exclamation, dans une typographie que seuls les anglo-saxons admettent. Mais forcément comme on écrit dans ces organes comme dans les rues, on ne peut donc que suivre les modes. Or cette mode n'a aucun sens ni aucune justification théorique. En plus, sur le plan graphique, elle produit une sorte de petit amalgame en fin de phrases particulièrement disgracieux. Certes, la fin du monde ne va pas arriver en raison de cette erreur répétée. Mais elle traduit une volonté d'aligner le français sur un langage visuel international sans aucun but ni aucune référence valable. Pour eux que cela intéresserait, la théorie sur la point d'interrogation et la ponctuation juste se trouvent ici et .L'occasion de s'interroger aussi sur les raisons pour lesquelles le français en général est tant maltraité aujourd'hui, même depuis les studios feutrés des médias audiovisuels romands. Drôle de mode pour un drôle de monde.
Favoris et Partage

Derniers commentaires

#113 Daniel 11.11.2009 16:28 J'approuve !

Mais nous sommes envahis de tous les côtés.
En français, on n'écrivait "14, rue du lac" et voici que presque tout le monde s'est mis à "Rue du Lac 14"...

Et on pourrait multiplier à l'envi les exemples.

Rédiger un commentaire

CAPTCHA





  • Les champs marqués d'un * sont obligatoires.
  • Ce formulaire utilise les cookies.