«Lorsque j'ai entendu la nouvelle à la radio, je me suis dit que j'avais rêvé, c'est incroyable», lâche Brigitte Berthouzoz. Le lancement d'une initiative anti-avortement a surpris et révolté plus d'une féministe.
L'année passée, la conseillère nationale PDC Elvira Bader, connue pour ses positions anti-IVG, a déposé une motion demandant que les avortements deviennent payants. Le Conseil fédéral a refusé d'entrer en matière. Pas découragée pour autant, la Soleuroise s'est alliée avec le conseiller national UDC Peter Föhn pour former un comité d'initiative interpartis. Malins, ils ont recruté des élus et militants de l'UDC, du PDC et du Parti évangélique (PEV) en consultant les profils Smartvote des candidats aux dernières élections fédérales, comme le raconte l'évangéliste genevoise Valérie Kasteler-Budde qui, pour l'occasion, a été promue coprésidente du comité.
Les initiants proposent que les interruptions volontaires de grossesse (IVG) soient radiées de la liste des prestations de l'assurance-maladie obligatoire (LAMal). Les arguments du comité sont simplistes: «personne ne doit être tenu de financer avec ses primes les IVG d'autrui». Sous prétexte que «l'avortement n'est pas une maladie», mais une «affaire privée». L'initiative permettrait même de faire baisser les primes d'assurance-maladie… Ben voyons. En 2008, 10'800 IVG ont été pratiquées dans notre pays selon la SonntagsZeitung. Ce qui, en termes de charges, correspond à moins de 20 millions de francs par an, soit un petit pour mille des coûts de la LAMal. Pas vraiment de quoi faire baisser ses primes. Quant à la question de savoir si l'avortement n'est pas une maladie, mais une affaire privée, elle fait bondir Brigitte Berthouzoz: «J'ai entendu le même type argument de la part d'assureurs maladie qui refusaient de prendre en charge les soins palliatifs au prétexte que la LAMal remboursait les soins pour retrouver la santé. Or, les personnes en soins palliatifs mouraient et la LAMal ne les couvrait pas. C'est d'une imbécillité crasse. Pouvoir faire des enfants quand on veut et dans de bonnes conditions est aussi un élément pour rester en bonne santé.»
De la haine envers les femmes
Derrière des arguments spécieux, il s'agit donc, en réalité, d'une attaque en règle contre un droit acquis par les femmes en 2002 après 60 ans de lutte. Les initiants ne cachent d'ailleurs guère leurs intentions. «Je suis opposée à l'avortement, excepté dans les cas de viol et de mise en danger de la santé de la mère», explique Valérie Kasteler-Budde. Et en cas de fœtus mal formé? La coprésidente du comité d'initiative et du PEV genevois crie à l'eugénisme. «Selon moi, l'avortement ne fait pas partie des droits fondamentaux de la personne humaine. Pour des raisons éthiques, je ne souhaite pas être obligée de financer des avortements via le pot commun de l'assurance-maladie. Ma position s'inscrit pleinement dans le programme politique du PEV suisse, qui s'engage pour la protection de la vie. Je ne me considère ni comme une obscurantiste ni comme une antiféministe.»
Une position qui révolte les féministes romandes. «C'est dégueulasse!», lâche la popiste vaudoise Diane Gilliard. «A nouveau, ils cherchent à nous faire croire que l'avortement, c'est le mal. Il s'agit d'une remise en cause d'une conquête essentielle. C'est tout simplement de la haine envers les femmes, une démarche autoritaire hostile aux libertés populaires et aux droits individuels.»
L’incontournable Freysinger
«Il s'agit d'une nouvelle tentative de maîtriser les femmes en maîtrisant leur corps», dénonce Brigitte Berthouzoz. Une initiative qu'elle juge d'autant plus dangereuse que «seules les femmes ayant suffisamment de moyens financiers pourraient continuer à avorter, les autres devraient y renoncer». Ou alors revenir aux méthodes d'antan qu'ont bien connues celles qui se sont fait avorter jusque dans les années 60: aiguilles à tricoter, tringles à rideau et autres poudre de perlimpinpin délivrées par celles qu'on appelait alors les faiseuses d'anges.
Pour le médecin et conseiller national Jean-Charles Rielle, il faut prendre cette affaire très au sérieux. «On pensait que l'initiative anti-minarets serait refusée et cela a été une catastrophe.» Derrière le paravent d'un comité interpartis, une fois de plus, ce sont bel et bien les forces de l'UDC qui tirent les ficelles. Le comité d'initiative comprend une majorité de membres issus de l'UDC. Parmi eux l'incontournable Oskar Freysinger ou encore l'identitaire jurassien Dominique Baettig. Cette proximité avec l'extrême droite ne gêne pas outre mesure Valérie Kasteler-Budde: «C'est l'objectif qui compte. Le PEV, parti du centre, pratique une politique pragmatique d'ouverture et travaille autant avec la droite qu'avec la gauche.»
Une attaque contre la LAMal
Christiane Jaquet, spécialiste de l'assurance-maladie, y voit quant à elle la volonté de lancer une guerre contre la liste des prestations de l'assurance de base. «L'UDC soutient cette initiative aux côtés de mouvements religieux, imprégnés des thèses anti-avortement en vogue aux Etats-Unis. Elle n'a jamais caché sa volonté de détruire l'assurance de base. Aujourd'hui, elle se camoufle derrière des mouvements anti-avortement pour ronger sournoisement et démanteler la LAMal. Il s'agit de l'initiative la plus furtive, la plus néfaste et la plus dangereuse jamais lancée par l'UDC!»
«Il faut que les femmes se bougent les fesses, notamment les vieilles bourgeoises!»
Celui qui tire les ficelles n'apparaît cependant pas de prime abord. Le site internet du comité d'initiative appartient en fait à Alexander Segert, pourtant absent de la liste dudit comité. Le directeur marketing et communication politique de la société Goal AG est connu pour avoir réalisé les tristement célèbres affiches de l'UDC, notamment celles des moutons, des corbeaux et encore, dernière en date, l'affiche contre les minarets. La lutte anti-IVG fait partie des combats de ce militant d'extrême droite. D’après Le Temps, il éditait il y a quelques années Bürger und Christ, une revue qui s'attaquait autant à l'IVG qu'à «l'infiltration rampante de l'islam sur les terres chrétiennes d'Occident». On a vu, avec les minarets, comment Alexander Segert a réussi à mettre un coup d'arrêt à cette «infiltration».
«Avec les minarets, ils ont mené campagne pour le droit des femmes, soi-disant», enrage Salika Wenger. «Et aujourd'hui ce qu'ils proposent n'est guère éloigné des pratiques en vigueur dans les pays musulmans.» La conseillère municipale genevoise tient à différencier avortement et IVG: «L'avortement, c'est lorsque la femme perd son enfant naturellement. Nous parlons ici de d'IVG. Tout le monde à tendance à confondre.»
A l'initiative du groupe A Gauche toute du Conseil municipal de la Ville de Genève, un comité unitaire est en voie d'être constitué. «Huit des dix sièges de notre groupe sont occupés par des femmes de différentes générations», explique Salika Wenger. «Il y a celles qui ont lutté pour le droit à l'IVG et qui ne veulent pas le perdre, et il y a les autres, plus jeunes, qui en ont toujours bénéficié et qui ne souhaitent pas passer par l'aiguille à tricoter! Nous ne voulons pas nous laisser surprendre comme sur les minarets. Nous ne pouvons pas courir ce risque.» Pour la conseillère municipale, «le mouvement féministe était presque en état de mort clinique, confiné aux études genre. Cette initiative va permettre à toutes les femmes de se retrouver.» Diane Gilliard abonde dans ce sens: «Il faut que les femmes se bougent les fesses, notamment les vieilles bourgeoises!» Jean-Charles Rielle devrait organiser le comité au niveau national depuis Berne. Outre l'opposition à l'initiative, ce sera l'occasion d'engager le débat sur le remboursement de la contraception, qui n'est toujours pris en charge par la LAMal. «Le droit à l'avortement est une liberté fondamentale. Mais les libertés ne sont jamais acquises et celles des femmes sont encore plus fragiles», conclut Brigitte Berthouzoz.
Derniers commentaires
Je n'ai aucune compassion pour vous et votre politique de merde. Gauche ou droite, tout ce qui vous intéresse, c'est le profit. Et comme l'avortement est rentable, il est légal...
Alors vous aimeriez des excuses M.Némitz: Et bien allez vous faire f....
SF série B, avec morale en carton pâte de conservatrice catholique. De quoi faire peur aux petites lycéennes du Kansas! ; )
Par contre, je n'ai pas la prétention de savoir à quel moment l'être humain devient réellement conscient. Néanmoins, les pro-ivg semblent le savoir puisqu'ils se permettent de dire à quel moment un être devient être humain!
Il y a plusieurs explications à la différence de natalité entre suisses et étrangers. Les plus mauvaises étant celles qui font des généralités, exercice auquel vous semblez très bien rôder. Moi, je préfère les nuances et tenir compte de la complexité du Monde. A l’inverse de vous, je ne prétends pas connaître tous les émigrés, mais j’en connais suffisamment pour savoir que parmi eux, il y a autant de diversité d’opinions que parmi les suisses, y compris sur les questions liées à l’avortement
http://www.svss-uspda.ch/pdf/sek_f.pdf
Combattre le dogmatisme avec ses propres armes ?
Prise de position de l'Eglise Protestante au sujet de l'avortement
Je ne suis pas sûre que ça fonctionne avec les intégristes puisque ça demande réflexion, remise en question et un poil d'humilité.
Admettons que ces cellules aient "une conscience".
De quelle conscience parlez-vous ? La conscience de ne pas être désiré par exemple ? Votre définition du mot "conscience" m'intéresse...
Vous savez aussi bien que moi, que la plupart des familles en Suisse ne se retrouve pas dans le malheur à cause d'un bébé. Il existe plusieurs institutions pour aider une mère et son enfant.
Concernant les émigrés et émigrées que vous semblez mieux connaître, je vous invite à prendre connaissance des statistiques de fécondité. Les chiffres parlent d'eux même...Mais on pourrait se demander pourquoi cette différence? Et bien à mon avis, c'est simplement parce que ce que vous appelez: " cellules sans conscience" sont encore pour certaine communauté une des plus grande richesse. Merci
L'univers dites vous, n'est pas fait de bien et de mal? Cette phrase vous arrange bien, mais devrais-je vous rappelez que le monde ne fonctionne absolument pas comme ça. Code pénal, civil, obligations, ne montrent-ils pas le contraire?
Le problème à mon avis, vient du fait qu'il y a, et aura, toujours une classe dirigeante qui imposeront leurs idées. Hier les catholiques, et aujourd'hui les laïcs! Mais au final, ce sont les mêmes bourgeois qui dominent. Et vous êtes, Mme/Mlle.Deslarzes, actuellement dans l'axe du bien...Félicitations
J'espère maintenant que vos couilles, M. Beno, à défaut de votre cerveau, auront pu s'accorder un peu avec moi et voudront bien participer un jour consciemment à la douce danse des équilibres universels.
A bon entendeur,
Salut
Vos arguments pour défendre un droit de tuer semble bien léger...Mais je me mets à votre place, car défendre une culture de mort ne doit pas être vraiment facile. N'empêche que je dois reconnaître que vous avez tout de même réussi à faire avaler cette m...depuis bientôt un demi-siècle. Votre propagande à donc été plus forte que celle de vos confrère du "national-socialisme". Conclusion droite ou gauche, au final c'est le même système, qui ne respecte pas la personne humaine, mais uniquement le capital, donc la loi du plus fort! Bravo
A bon entendeur,
Salut!
M.Nemitz vous êtes révoltés contre les "Pro-vie", et moi je suis dégouté par vos propos qui se foutent complétement de la personne humaine. Vous pensez qu'au bien-être de la femme, et si quelque chose arrive pour empêcher ce bien être: Et bien Supprimons-le!
Cette philosophie de merde, m'exaspère. Et le pire dans tout ça, c'est que les pro-ivg, sont en majorité de gauche, alors que pour moi "supprimer ce qui dérange" serait plutôt une philosophie d'extrême droite ultra-capitaliste.
Heureusement qu'il y a toutes la nouvelles générations issues de l'emigration qui changera un peu la donne. Parce qu'on est pratiquement tous anti-IVG!
Alors Fuck you! Et vive l'Irlande.... le seul pays qui a des couilles en Europe!
http://www.youtube.com/watch?v=Wj4guY9JbkY
Votre génération 68 attardée, à eu assez le temps de tués des millions de bébés...
Maintenant ça suffit!
Et arrêté de nous souler avec vos vieux slogan "libérté de la femme". Quelle libérté? Celle de tué en toute légalité?
S'en remettre à Dieu pour payer les factures à la fin du mois ? Un peu fort...
Ce n'est pas une plaisanterie. Il s'agit de jeunes socialistes (qui savent mieux que quiquoncque que c'est statistiquement plus dangereux de passer 9 mois dans l'utérus d'une femme socialiste que dans celui d'une évangélique bon tein) français qui militent façon Maurice Thorez (opposé à l'avortement) pour l'égalité de toutes les classes sociales, y compris de celle à naître devant le droit de vivre
http://socialistespourlavie.blogspot.com/
Moi, ceux là, je suis prête à voter pour eux sans hésitation ou état d'âme.
Ils rachètent honnêtement l'hypocrisie et l'égoisme de la génération légalisatrice d'infanticide!
Demandez aux tueurs d'enfants à naître d'abolir l'objection de conscience militaire... ça va râler sec... Maintenant, si un civil ose réclamer --- au biais du soutien de cette initiative --- de ne pas verser un sou de son labeur pour faire démembrer, brûler, piquer un tout petit bébé... c'est le scandale!
le scandale... c'est cette mise à mort de 46 millions d'enfants à naître dans le monde entier parce qu'ils sont noirs, pauvres, encombrants pour les riches et les peinards dans leurs démocraties qui n'en sont plus d'ailleurs à partir du moment où elles légalisent le massacre des innocents.
Allez voir les images d'avortement, les récits de mères qui regrettent et qui ne peuvent plus reprendre le cours de 'l'interruption', les corrélations avec le syndrome de l'avortement, des survivants, de la grande prématurité des bébés qui suivent le précédent sacrifiés et le ... cancer du sein.... tous des coûts que l'on pourrait aussi essayer de calculer. On s'épargnerait des millions supplémentaires. Vous avez dit... un pour tous, tous pour un... bonjour la solidarité intergénérationnelle aujourd'hui chez nous.
A toutes deux je dis ce que j'ai entendu hier soir, à savoir que l'IVG n'était pas une maladie. Et si on prend la chose à la lettre, eh bien c'est vrai.
Vous nous bassinez depuis 2 jours avec des propos dignes des plus durs catholiques. Je vous suggère d'aller faire une semaine de silence...pour notre biens.
Je ne suis et de loin pas féministe mais j'admire ces femmes qui se sont battues pour le droit à l'IVG ... et maintenant l'UDC propose un retour en arrière de 100 ans, quelle honte !
Et je ne peux qu'être choquée par vos propos ... vous pardonnez le violeur qui n'est pas conscient de ce qu'il fait ... laissez moi rire ! ou plutôt pleurer à chaudes larmes ...
Et l'ado qui se balade ventre à l'air ... n'aura que ce qu'elle mérite si elle se fait violer .... oui vos propos m'attristent et me choquent ...
Je ne souhaite pas ouvrir un débat avec vous ...juste vous faire part de mon dégout ...
Il n'est pas d'accident Madame Bétrix...juste l'ignorance.Le plus dur des violeurs ignore l'importance du mal qu'il fait, car s'il le savait, il ne le ferait pas.Si l'ado au trois/quart dénudée était consciente du tord fait autour d'elle, elle s'abstiendrait...
De nos jours, l'Importance a remplacé La Progéniture par le Plaisir...alors bien sûr, "Cosette" sera une victime,confortée à plus soif par une Justice humaine bienveillante, mais si Cosette avait su anticiper, elle n'existerait.
Nous pourrions en débattre le solde de nos jours, mais en natif du taureau je dois défendre ce qui de mon être jaillit...
Je ne peux vous décrire les frontières de l'accident, je dirais que "ça" se mesure au feeling, oui hélas, mais que la banalisation d'une manière ou d'une autre de la chose nous enlèverait notre dernier semblant de morale.Et maintenant j'arrête de vous embêter avec tout ça, j'ai simplement été frappé par la dureté voir hargne de l'article, mais bon, étant paranoïaque...
Bien à vous
Pour finir, puis-je croire que sur ces 10'800 avortements, tous sont issus de viol ou de malformation ?
10'800 personnes, ça fait du monde...Capital, chaque cas ? Le choix appartient aussi aux autres, surtout s'ils payent les dégâts d'autrui. Un droit de regard en tout cas...et puis, il y a les médecins qui LE font...ils font partie des autres, et ne sont pas à la botte de quiconque...ils ont aussi le droit de décision...dans certain cas, il y a même le papa...lorsqu'il ne se défile pas. Pour le reste, je suis d'accord avec vous, excepté vos 2 dernières lignes, mais ceci est un autre domaine que je ne voudrais aborder ici si vous le permettez.
Cordialement toujours
Ce qui est choquant, c'est qu'il puisse être pareillement pris à la légère par les partis initiants. Valérie Kasteler-Budde déclare que l'IVG ne doit plus être une prestation de base mais "pourrait, le cas échéant, faire l'objet d'une assurance complémentaire." Elle propose donc un IVG à la carte, prémédité ! Exactement ce contre vous vous insurgez...
Les premiers arguments mis en avant ne sont PAS le "droit à la vie" mais l'argent, une économie de 20 millions.
Pour revenir à la question de liberté, chaque femme doit pouvoir avoir ce droit, non pour en abuser mais parce qu'il serait absolument inconcevable que ce choix soit laissé à d'autres. Ceci serait une véritable déresponsabilisation. Quand une femme en vient à faire ce choix, c'est que le besoin est CAPITAL.
Vous posez la question de la frontière du meurtre, posez aussi celle de "l'accident".
Ce débat, comme beaucoup d'autres de l'extrême droite, ne peux pas se construire sur la notion d'abus.
Et, vous savez, nous sommes tous touchés de près par la question de vie et de mort...
En tant qu'homme et même pas concerné puisque sans enfants, je me suis tout de même senti frappé par le "ton" de l'article ci-dessus...genre hier, la honte et l'infâmie, aujourdh'hui l'hôpital et sa discrétion, demain le super marché et après demain le même supermarché mais sans personnel ou l'on ferait tout soi-même ? La liberté fondamentale instituée permet une banalisation larvée...un IVG à la carte quasi.Comprenez que j'utilise un raccourci bien gras j'en conviens, voir facile, mais c'est petit à petit que l'oiseau fait son nid. Pour moi, un "accident" doit rester à la charge du propriétaire, si j'ose dire...on ne peut tout déresponsabiliser. Je ne suis donc pas contre vous, mais ne peux être d'accord avec l'expression "Liberté fondamentale".Je ne me sens pas ce "droit"...pourquoi ? parce que JE NE SAIS PAS.Et que dans le doute, je m'abstiens.S'il est un besoin CAPITAL d'avorter, alors oui, mais le plus discrètement possible et sans invoquer le droit fondamental svp...car personne ne sait OÙ se situe la frontière du meurtre.
Voilà, n'y voyez aucune attaque, mais je trouve ce sujet très "philosophique", ayant été touché de près par la question de vie et de mort.
"Pour toutes ces femmes la nouvelle vie espèrée commence à l'union de chair..."
Mais que se passe-t-il pour une vie non espèrée ?